PER (jusqu'à 37 680 € déductibles), dons à 75 % jusqu'à 2 000 €, rachats d'assurance-vie, déficit foncier : la check-list patrimoniale du quatrième trimestre, poste par poste, avant le 31 décembre.
L'impôt sur les revenus de 2026 se joue maintenant : passé le 31 décembre, plus rien ne sera rattrapable. Le quatrième trimestre qui s'ouvre est donc le bon moment pour dérouler une check-list simple : verser sur son PER pour déduire (jusqu'à 37 680 € de plafond pour les salariés, davantage pour les indépendants), utiliser le plafond doublé des dons « Coluche » (75 % de réduction jusqu'à 2 000 €), purger l'abattement annuel de son assurance-vie de plus de huit ans (4 600 € ou 9 200 € de gains), payer avant le 31 décembre les travaux qui créent du déficit foncier, et caler donations et dons familiaux exonérés. Rien de compliqué, mais tout demande un peu de délai : voici la liste, poste par poste.
Les versements volontaires sur un plan d'épargne retraite se déduisent du revenu imposable, dans la limite d'un plafond individuel : 10 % des revenus professionnels, avec un plancher de 4 710 € et un plafond de 37 680 € en 2026 pour les salariés, et jusqu'à environ 89 000 € pour les indépendants. Les plafonds non utilisés se reportent désormais sur cinq ans, et ceux de votre conjoint peuvent se mutualiser. Plus votre tranche d'imposition est élevée, plus l'effet est fort : 10 000 € versés ne « coûtent » que 5 900 € net à un contribuable imposé à 41 %. Attention, un versement n'est déductible que s'il est enregistré avant le 31 décembre : mieux vaut ne pas attendre la mi-décembre.
Trois raisons. La première est administrative : ouvertures de contrat, questionnaires réglementaires, virements et enregistrements prennent des semaines, et les back-offices saturent en décembre. La deuxième est financière : lisser un gros versement sur trois mois évite d'investir toute une somme au plus mauvais moment. La troisième est stratégique : certains arbitrages, comme moduler son taux de prélèvement à la source ou choisir entre assurance-vie et PER, méritent un vrai calcul plutôt qu'une décision de dernière minute.
Claire et Thomas, couple imposé à 30 % vivant à Lons, déroulent la check-list en octobre : 8 000 € versés sur leurs PER (2 400 € d'impôt en moins), 2 000 € de dons à une association d'aide alimentaire (1 500 € de réduction), et un rachat sur leur assurance-vie de dix ans dégageant 9 000 € de gains, totalement exonérés d'impôt sur le revenu grâce à l'abattement de 9 200 € (restent les prélèvements sociaux de 18,6 %, soit 1 674 €). Bilan : 3 900 € d'impôt effacés et une épargne réorganisée, sans aucun dispositif exotique. Chiffres purement illustratifs, à adapter à votre situation.
Le versement doit être enregistré par l'assureur avant le 31 décembre. Compte tenu des délais de traitement, visez la fin novembre pour un nouveau contrat, la mi-décembre pour un versement sur un contrat existant.
Sur votre dernier avis d'imposition, rubrique « Plafond épargne retraite » : il agrège le plafond de l'année et les plafonds non utilisés des années précédentes, désormais reportables sur cinq ans.
Oui, s'il est daté de l'année en cours ; le reçu fiscal peut, lui, arriver en janvier. La réduction s'applique à l'impôt de l'année du versement, pas à celle de la réception du reçu.
PER, dons, rachats d'assurance-vie, déficit foncier, transmissions : la fin d'année fiscale récompense ceux qui s'y prennent dès le début de l'automne. Une heure de revue patrimoniale suffit souvent à identifier plusieurs milliers d'euros d'économies parfaitement légales. Pour dérouler votre propre check-list avant le 31 décembre, un conseiller en gestion de patrimoine à Pau vous reçoit pour un premier rendez-vous d'échange offert.